Le Château de la Baule - Lesnerac


A 5km de la plage de La Baule, la plus grande d’Europe, le Château de La Baule, anciennement Château de Lesnerac, fut construit au XVe siècle sous l’égide de grandes familles seigneuriales.



Le Château était pour partie déjà construit en 1460. Il s’agit de l’ancienne seigneurie de la famille Le Pennec, établie au milieu d’un vaste bois de chênes.

Propriété de la famille Lesnerac puis du comte de Sesmaisons (en 1818 et jusqu’en 1836) et des familles de Monti et Moulins de Rochefort. Une chapelle privée, dédiée à Saint-Jean, est édifiée au XVIIIème siècle à l’écart du château.

Les écuries de la ferme de Lesnerac datent du XIXème siècle. Une des fenêtres est ornée d’une coquille Saint-Jacques. Par ordonnance royale du 26 août 1818, le comte de Sesmaisons avait été chargé de boiser 628 hectares de l’étendue sableuse.

Le projet ne put être mené à bien et le comte quitta la région en 1836. Une grande considération s’attachait aux Sesmaisons (seigneurs de Lesnérac, la Sauzinière et Port-de-Chèze).

Situé non loin de l’aérodrome d’Escoublac, cette bâtisse privée a été récemment restaurée et le nouveau propriétaire, M. Bonfils veut en faire un site événementiel complémentaire aux équipements d’accueil de la ville de La Baule « nous avons engagé d’importants travaux, sans aucune subvention. Les 20 ha de terrain en friche ont été dégagés et seront aménagés en parc avec de nouveaux espaces boisés. ».

Aujourd’hui, les propriétaires de Lesnérac mettent leur propriété à disposition des particuliers, groupes ou associations. Ils accueillent séminaires, conférences, expositions ou mariages.

 



Les propriétaires successifs du Château de Lesnerac :

  • Robert de Lesnerac, 1388 
  • Lancelot de Goyon, 1423
  • Famille de l’Hospital, de 1433 à 1553 
  • Poncet Du Dreiseuc, de 1553 à 1560
  • Jean Du Dreiseuc, 1560
  • Bonaventure du Dreiseuc
  • Françoise du Dreiseuc, de 1580 à 1622
  • Gabriel Le Pennec, de 1624 à 1634
  • Jacques Le Pennec, de 1651 à 1705
  • Charles Le Pennec, 1690
  • Julie Le Pennec (1685-1749) et son époux, Charles Sesmaisons (1677-1730), marquis de Sesmaisons.
  • Claude François de Sesmaisons, lieutenant général des armées, 1755
  • Claude de Sesmaisons, comte de Sesmaisons, 1779
  • Donatien de Sesmaisons, 1804
  • Marquis de Monti, 1836
  • Baronne du Chesne de Denant, 1846
  • Marquis des Moulins de Rochefort, 1866 Comte de Moulins de Rochefort
  • Jean-Yves Bonfils, 1999

Histoire de la Baule-Escoublac

En 1050, l’évêque de Nantes fait appel à des moines de l’abbaye de Saint-Florent-le-Veil pour assister la population d’Escoublac et fonder un prieuré.

La châtellenie d’Escoublac appartient à Auffroy d’Escoublac en 1070, puis à Robert de Lesnerac (d’où « Château de Lesnerac ») en 1388. En 1423, elle appartient à Lancelot de Goyon, gentilhomme du duc Jehan V. Lancelot étant fait prisonnier des Anglais, le duc demande à son trésorier Pierre de l’Hospital, juge de Bretagne, de bien vouloir acheter la châtellenie pour payer la forte rançon et ainsi délivrer le prisonnier. Il le fait pour la somme de 1 800 écus d’or.

Cette famille de l’Hospital reste seigneurs d’Escoublac de 1433 jusqu’en 1553, date à laquelle Gilles de l’Hospital échange sa châtellenie, contre la terre de la Seilleraie en Carquefou, de son cousin Poncet du Dreiseuc (ou Drezuc ou du Dreizeuc), seigneur de Lesnerac.

La bourgade d’Escoublac, qui connaît une certaine activité, est progressivement envahie par les sables. En 1527, l’ancien Escoublac manque de disparaître. Dans l’aveu de 1554, le château du bois d’Escoublac est dit "vieil, ruiné et caduc". Les habitants purent cependant continuer d’y vivre jusqu’en 1779, date à laquelle une nouvelle catastrophe se produit. En effet en 1779, une violente tempête ensevelit sous le sable le village d’Escoublac.
Un nouveau bourg se crée alors à quelques centaines de mètres à l’intérieur des terres.

A cette époque, les dunes très instables, ne sont occupées que par les douaniers (chargés de surveiller le trafic du sel) qui leur ont donné le nom de la Bôle, terme désignant une prairie maritime inondable. Pendant un demi-siècle encore, on vit la flèche du clocher de l’église s’élever au-dessus des sables. Elle ne disparut qu’en 1850. Le nouveau Escoublac fut bâti avec des débris de l’ancien. Son église date de 1786. La Bôle devient La Baule en 1896.
 

Ci-joint notre dossier de présentation en version pdf

dossier_de_presentation_du_chateau_de_la_baule_2.pdf dossier_de_présentation_du_château_de_la_baule.pdf  (2.76 Mo)





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